L’efficacité réglementaire et la compétitivité fiscale sont vitales pour assurer notre prospérité et celle des entreprises
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Le 4 octobre 2007
Montréal – Une fiscalité concurrentielle et un environnement réglementaire efficace sont essentiels pour aider les entreprises du Québec et de tout le Canada à livrer concurrence dans l’économie mondiale d’aujourd’hui et assurer notre prospérité à long terme. Voilà le message que Nancy Hughes Anthony, présidente et chef de la direction de l’Association des banquiers canadiens (ABC), a livré aujourd’hui devant le Cercle de la finance internationale de Montréal.
Dans son allocution intitulée Se doter d’un avantage concurrentiel au Canada : l’affaire de tous, Mme Hughes Anthony a déclaré que le Québec et le Canada, pour livrer concurrence, doivent s’assurer que leurs taux d’imposition des sociétés sont concurrentiels et, de préférence, inférieurs à ceux des autres juridictions.
« Nous savons tous que la concurrence mondiale est présente dans chaque collectivité du pays. Cela signifie que si nous voulons conférer à nos entreprises un avantage concurrentiel, tous les paliers de gouvernement doivent contribuer à l’atteinte de cet objectif, a mentionné Mme Hughes Anthony. La décision du gouvernement du Québec d’abolir la taxe sur le capital est une mesure favorable qui va dans cette direction. »
Le Canada est 16e dans l’indice de compétitivité internationale du Forum économique mondial, derrière le plus important des pays du G-7, et se classe également à un faible rang en termes de taux d’imposition et de réglementation fiscale. De plus, le rapport 2007 sur la compétitivité fiscale de l’Institut C.D. Howe souligne que le Canada affiche le 11e rang le plus élevé en ce qui a trait au taux réel d’imposition sur le capital parmi les 80 principaux pays industrialisés et en développement.
L’ABC recommande que les diminutions prévues relativement à l’impôt fédéral sur le revenu des sociétés soient accélérées, et que le taux soit réduit encore davantage pour s’établir à 16,5 % en 2012. L’allègement de l’impôt sur le revenu des particuliers, surtout en ce qui a trait à la fourchette d’imposition la plus faible, contribuera aussi à attirer et à conserver une main-d’oeuvre viable et favorisera une solide éthique du travail par des récompenses économiques.
Mme Hughes Anthony a également souligné que la pénurie de main-d’œuvre à venir et l’efficacité de la réglementation pourraient avoir un impact sur notre avantage concurrentiel. Elle a ajouté que le gouvernement fédéral aura bientôt plusieurs avenues pour accroître la compétitivité du Canada, dont le discours du Trône, la mise à jour économique et fiscale ainsi que les groupes examinant l’équité fiscale, la question d’une autorité de réglementation unique en matière de valeurs mobilières et la compétitivité.
Mme Hughes Anthony a parlé des avantages dont jouirait le Canada s’il devenait l’un des pays les plus concurrentiels du monde : « Cela signifie créer des emplois de qualité, attirer les investissements et le talent, favoriser l’innovation et se doter d’une solide assiette fiscale pouvant soutenir les programmes sociaux que nous chérissons tous. Le succès des entreprises, quels que soient leur taille et l’endroit où elles se trouvent, est important pour assurer la réussite de notre économie et, en bout de ligne, le niveau de vie de tous les gens d’un bout à l’autre du pays. »
L’Association des banquiers canadiens représente les 54 banques à charte du Canada, les filiales et les succursales de banques étrangères exerçant des activités au Canada et leurs 249 000 employés, recommandant des politiques publiques efficaces et efficientes en matière bancaire et favorisant une compréhension du secteur bancaire et de son importance pour les Canadiens et l’économie canadienne.
On peut obtenir le texte intégral de l’allocution de Mme Hughes Anthony à l’adresse www.cba.ca.
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Personne-ressource :
Christelle Chesneau, Association des banquiers canadiens
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